« L’identité professionnelle diffère de l’identité au travail »

Si ce besoin ne crée pas un instinct réel et agissant, il suscite, par l’intermédiaire de ce qu’on pourrait appeler un instinct virtuel ou latent, une représentation imaginative qui détermine la conduite comme eût fait l’instinct.A ce titre, deux travers caractéristiques pourraient susciter les interrogations :- La transparence des conditions commerciales pratiquées par les fournisseurs (c’est-à-dire par les laboratoires et les grossistes répartiteurs), et une propension à l’échange d’informations entre ces fournisseurs, s’agissant des prix pratiqués aux pharmaciens ;- La tendance que pourraient avoir les acteurs de la distribution pharmaceutiques (laboratoires, grossistes et pharmaciens) à élaborer en commun les conditions de vente des produits à l’officine : on peut imaginer par exemple que, par le biais de mécanismeEt quand on disait aux gens qu’il était mal de souhaiter ainsi la mort du prochain : « Ce n’est pas un homme, répondaient-ils, c’est un jettatore !Peut-être cette idée fera-t-elle sourire a posteriori.Comme dans la Kula, le système d’échange des Maoris, nous jouons au jeu de « l’échange volontaire obligatoire », à la fois parce que nous le voulons bien mais aussi parce que la tradition nous y oblige, faute de quoi nous risquons à l’instar des indigènes de rompre nos relations.En Chine, par exemple, ont surgi des doctrines morales très élevées, mais qui ne se sont pas souciées de légiférer pour l’humanité ; sans le dire, elles ne s’intéressent en fait qu’à la communauté chinoise.Une telle conduite, absurde au point de vue pratique et social, est la seule légitime au point de vue de la pure moralité.La science porte cette opération au plus haut degré possible d’exactitude et de précision, mais elle n’en altère pas le caractère essentiel.Et la Révolution industrielle a donc apporté avec elle une amélioration sans précédent des niveaux de vie partout dans le monde.La question posée entre le réalisme et l’idéalisme devient alors très claire : quels sont les rapports que ces deux systèmes d’images soutiennent entre eux ? »Celles-ci sont encore majoritairement financées par les banques. » déclare Pierre-Alain Chambaz pictet.

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