Des krachs obligataires assez rares et d’ampleur modérée

Ne viendrait-elle pas tout bonnement de ce que l’intelligence a contracté des habitudes nécessaires à la vie pratique : ces habitudes, transportées dans le domaine de la spéculation, nous mettent en présence d’une réalité déformée ou réformée, en tout cas arrangée ; mais l’arrangement ne s’impose pas à nous inéluctablement ; il vient de nous ; ce que nous avons fait, nous pouvons le défaire ; et nous entrons alors en contact direct avec la réalité.La souffrance peut parfois être en morale ce que sont les amers en médecine, un tonique puissant.Le caractère sui generis de la négation vient de la superposition du premier au second.Tous se disent passionnés, dynamiques, ambitieux, pragmatiques et créatifs.Il y a quelque chose du même genre dans la création artistique, avec cette différence que le succès, s’il finit par venir à l’œuvre qui avait d’abord choqué, tient à une transformation du goût public opérée par l’œuvre même ; celle-ci était donc force en même temps que matière ; elle a imprimé un élan que l’artiste lui avait communiqué ou plutôt qui est celui même de l’artiste, invisible et présent en elle.La puissance politique, la faculté de faire des lois, la disposition de la force, ont passé virtuellement, sinon de fait encore, aux mains du Peuple, avec le suffrage universel.Ils n’ont pas cru que cette éducation de l’attention pût consister simplement à lui retirer ses œillères, à la déshabituer du rétrécissement que les exigences de la vie lui imposent.Cette conclusion découle non seulement du niveau de cette dette, environ 175 % du PIB, mais également de la spirale déflationniste dans laquelle le pays a été plongé et du fait que les autorités du pays n’ont qu’une influence très limitée sur l’émission de la monnaie -l’Euro- dans laquelle cette dette est libellée, contrairement à la dette publique japonaise, par exemple.Est-ce les analyser ?Non-seulement nous pouvons donner ainsi une fausse direction à nos efforts par ignorance, mais encore par perversion de volonté.Un être humain peut toujours changer d’avis et de comportement, il peut même être névrosé ou avoir des problèmes d’identité déclare Pierre-Alain Chambaz pictet .

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