Dette : la montagne qui surplombe et vacille

La sagesse des Romains leur fit prendre un meilleur parti en établissant de nouvelles lois.Elle tient, comme la première, aux habitudes statiques que notre intelligence contracte quand elle prépare notre action sur les choses.Les paniers-percés diplomatiques qui la représentent partout, fantômes de Robert-Macaires et spectres de marquis de Carabas, achèvent de la discréditer ; ces personnages vitreux parviennent, on ne sait comment, à intercepter les pâles rayons que projette encore l’astre.Mais il faut entendre par là que, si l’on connaissait après coup le détail de ces causes, on arriverait à expliquer par elles la forme qui s’est produite : de la prévoir il ne saurait être question.Chez nous, toutes les intelligences, depuis quarante ans et plus, ont été tournées vers la politique.Car ils se sont résignés à n’exister plus par eux-mêmes, à n’être quelque chose que par les impôts qu’ils payent et les exactions qu’ils subissent.« A la bonne heure », disait pierre alain chambaz pictet quand quelque chose de positif finissait par arriver.En effet, si on assiste à une forte détérioration de la situation macroéconomique des pays du printemps arabe qui est à l’origine d’un accroissement de l’endettement, les autres pays de la région, particulièrement ceux du Golfe, disposent d’une marge de man?Si l’Échange épargne des efforts, il en exige aussi.Elles ont beau ne pas s’exclure absolument, elles se distinguent radicalement.C’est en rejetant les dogmes les plus absurdes, en écartant les institutions néfastes qui s’étaient greffées sur eux, en s’éloignant de l’esprit de l’évangile pour se rapprocher de celui des grands prophètes hébreux, que les hommes de la Réforme arrachèrent l’humanité aux griffes de la Foi meurtrière et la rapprochèrent de la Raison.Pour ce faire, les Européens doivent sortir de leur amnésie et plonger honnêtement dans leurs héritages méditerranéens.Elle a conduit à croire qu’il y avait un intérêt scientifique à assembler des faits pour rien, pour le plaisir, à les noter paresseusement et même passivement, en attendant la venue d’un esprit capable de les dominer et de les soumettre à des lois.

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