La « grande modération » de retour

On le fuit, parce qu’il ne plaît point; on fuit la vérité qu’il annonce, parce qu’elle est amère ; on fuit la sincérité dont il fait profession parce qu’elle ne porte que des fruits sauvages ; on la redoute, parce qu’elle humilie, parce qu’elle révolte l’orgueil, qui est la plus chère des passions, parce qu’elle est un peintre fidèle, qui nous fait voir aussi difformes que nous le sommes.Les deux dossiers sur lesquels le Congrès devrait certainement agir sont l’Iran et les négociations commerciales.L’Arabie Saoudite et les autres monarchies du Golfe, Israël aussi, après avoir perdu la bataille du lobbying anti-accord de Genève disent tout haut leur fort mécontentement.Bref, le chan­gement pur, la durée réelle, est chose spirituelle ou imprégnée de spiritualité.Elle est d’abord à rechercher dans les salaires.Le premier, c’est celui de la mondialisation ; celui d’une croissance que nous qualifierons de ricardienne en référence au grand économiste britannique du début du XIXe siècle, David Ricardo, et à sa théorie de l’avantage comparatif.On dit souvent que les Allemands sont dans le « comment », et les Français dans le « quoi ».Aujourd’hui nous y sommes.Mais l’âme qui s’ouvre, et aux yeux de laquelle les obstacles matériels tombent, est toute à la joie.Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Diderot, »Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres ».Si sa conscience, travaillant en profondeur, lui révèle, à mesure qu’il descend davantage, une personnalité de plus en plus originale, incommensurable avec les autres et d’ailleurs inexprimable, par la surface de nous-mêmes nous sommes en continuité avec les autres personnes, semblables à elles, unis à elles par une discipline qui crée entre elles et nous une dépendance réciproque.

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