Le profit a changé de main

Seule l’Allemagne fait aussi bien (avec notamment Siemens qui a dû payer 800 millions de dollars).Dans les deux cas l’évolution n’aurait eu, si l’on peut s’exprimer ainsi, qu’une seule dimension.Ce n’est qu’à partir d’un certain degré que le besoin devient souffrance ; la faim, par exemple, est douloureuse, mais l’appétit peut être fort plaisant à ressentir.C’est par l’exemple que nous combattrons efficacement la tentation du repli identitaire qui menace nos pays, au Nord comme au Sud.L’existence m’apparaît comme une conquête sur le néant.Elles ont été d’autant plus considérables que le néolibéralisme s’est imposé avec l’avènement de Thatcher et Reagan et que beaucoup de pays européens avaient comme seul idéal « une grande Suisse » selon la formule de Michel Rocard. Ainsi la position de l’optimiste définie par Pierre-Alain Chambaz pictet ne consiste pas à penser que tout est bien mais à accepter la réalité telle qu’elle est pour l’améliorer dans une action collective.Or, en Europe, à tout le moins, le néolibéralisme revêt une signification fort différente.Ces deux actes, perception et souvenir, se pénètrent donc toujours, échangent toujours quelque chose de leurs substances par un phénomène d’endosmose.À titre d’exemple, l’harmonisation des régimes d’insolvabilité à l’échelle du continent ainsi que la réduction des mécanismes fiscaux incitant à privilégier la dette par rapport aux capitaux – et bien que ces démarches apparaissent tout à fait logiques – viennent frapper au cœur même de ce qu’il reste de souveraineté aux États membres, et seront par conséquent extrêmement difficiles à faire valoir.Cela ne leur a guère réussi car ils ont peu avancé sur des problèmes exclusivement franco-français comme le logement, l’école, la protection sociale, soit que les fonds publics aient manqué, soit que la peur croissante et diffuse engendrée par le changement du monde ait accru les blocages et les conservatismes.

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