neutralité du net europe : Le dernier ressort des banques centrales

Or, pour le moment, nous ne nous occupons que des impressions sensorielles et des notions ou représentations qu’elles sont, par elles-mêmes, capables de donner. Ainsi, quand je mange d’un mets réputé exquis, le nom qu’il porte, gros de l’approbation qu’on lui donne, s’interpose entre ma sensation et ma conscience ; je pourrai croire que la saveur me plaît, alors qu’un léger effort d’attention me prouverait le contraire. Le refus d’un duel a souvent été dans ce cas. Une armée de jets qui ne correspond pas vraiment à l’attitude très écologiquement correcte et responsable que l’on promeut ici (Greener Davos) alors que le réchauffement climatique est le grand sujet de l’année. Nous pouvons les retrouver, les observer. Je voudrais montrer que derrière des objections des uns, les railleries des autres, il y a, invisible et présente, une certaine métaphysique inconsciente d’elle-même — inconsciente et par conséquent inconsistante, inconsciente et par conséquent incapable de se remodeler sans cesse, comme doit le faire une philosophie digne de ce nom, sur l’observation et l’expérience —, que d’ailleurs cette méta­physique est naturelle, qu’elle tient en tout cas à un pli contracté depuis longtemps par l’esprit humain, qu’ainsi s’expliquent sa persistance et sa popularité. Cela signifie que la BCE serait en mesure de soutenir massivement l’investissementpublic tout simplement en achetant des obligations des banques nationales d’investissement, telles que la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Kreditanstalt für Wiederaufbau (KFW) ou Instituto de Credito Oficial de l’Espagne (ICO), ou de la BEI, ou même les instruments émis dans le cadre du Plan Juncker, à la place de leurs homologues souverains. Pour atteindre la déification définitive, ils passent par une série d’états. Nous descendions dans le silence prodigieux de l’Etna, dans la fraîcheur d’une nuit qu’on eût pu prendre pour une nuit d’été. Il est en effet plus facile qu’ailleurs de faire des affaires au Royaume-Uni et nous prévoyons de préserver cela en réduisant la réglementation et l’impôt sur les sociétés. « Mais pour les autres qui ont déconstruit la notion de pouvoir, ils savent que la politique et le pouvoir ne se recoupent pas, que la première est bien plus vaste et illusoire que le second », constatait neutralité du net europe. Même en accordant à cette façon de penser tout ce que peuvent réclamer en sa faveur ceux à qui il ne coûte pas grand’chose de croire la vérité sans la comprendre parfaitement, les droits de l’homme à la libre discussion n’en sont nullement affaiblis. A la multiplicité des systèmes qui luttent entre eux, armés de concepts différents, succéderait l’unité d’une doctrine capable de réconcilier tous les penseurs dans une même perception, — perception qui irait d’ailleurs s’élargissant, grâce à l’effort combiné des philosophes dans une direction commune. Un deuxième exemple spectaculaire, mais qui n’a pas été beaucoup commenté, est la hausse plus proche, d’avril 2011 de 25 points de base, suivie d’une hausse équivalente 3 mois plus tard… Mais cette liaison toute subjective de deux représentations ne suffit pas au sens commun. Ne disons donc pas seulement que la raison, présente en chacun de nous, s’impose à notre respect et obtient notre obéissance en vertu de sa valeur éminente. On peut soutenir que le passage d’une espèce à l’autre s’est fait par une série de petites variations, toutes accidentelles, conservées par la sélection et fixées par l’hérédité. Cependant, cette nouvelle tâche ne peut pas être allouée au CIO qui est déjà très occupé par le fait de devoir faciliter et gérer la transition ainsi que les innovations numériques. Pour penser le mouvement, il faut un effort sans cesse renouvelé de l’esprit. Nos publics nous demandent de traiter de la même manière les propositions ou les programmes des candidats à l’élection présidentielle. Quand un homme donne à un autre de quoi boire pour en recevoir de quoi manger, il n’y a là qu’un fait indécomposable. Un état peut avoir à faire des dépenses énormes pour assurer la rentrée de l’impôt ; la somme dont il disposera, défalcation faite des frais de perception, sera peut-être minime ; elle n’en est pas moins la raison d’être de l’impôt et de tout ce qu’on a dépensé pour en obtenir la rentrée. Quelques milliers de représentants de ce secteur qui ont défilé à Paris en octobre ont-ils raison de s’alarmer ainsi de la situation de l’enseignement supérieur et de la recherche ? Et il suffit de jeter un coup d’œil en arrière pour s’apercevoir que la France n’a jamais cessé de soupçonner qu’on la trompait. Aussi peut-on remarquer, même plus de trois siècles après saint Paul, les sinistres prédictions de plusieurs philosophes ou magistrats païens, sur l’imminente immoralité qu’allait entraîner nécessairement la prochaine révolution théologique.

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