Pierre-Alain Chambaz

Il faut souligner ici la cohérence de cette autorité administrative indépendante qui a pris une position claire face à des groupes de radio hostiles et des gouvernements immobiles. Elles constituent, réunies, le substrat de notre activité libre, et jouent vis-à-vis de cette activité le même rôle que nos fonctions organiques par rapport à l’ensemble de notre vie consciente. Il s’agirait de dé­tourner notre attention du côté pratiquement intéressant de l’univers, pour la retourner vers ce qui, pratiquement, ne sert à rien. En un second sens, très voisin du précédent, mais pourtant distinct, ce terme fondamental indique le contraste de l’utile à l’oiseux : alors il rappelle, en philosophie, la destination nécessaire de toutes nos saines spéculations pour l’amélioration continue de notre vraie condition, individuelle et collective, au lieu de la vaine satisfaction d’une stérile curiosité. Là est surtout la part de l’imprévu ; elle est, pourrait-on dire, dans le mouvement par lequel l’image se retourne vers le schéma pour le modifier ou le faire disparaître. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois »Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus intérêt à savoir ». Dit autrement et crûment: ce n’est pas l’argent rendu aux riches qui les motivera ni les persuadera de le réinjecter ou de le distribuer en faveur des agents économiques. Elle regardait la nappe des eaux, vivantes de reflets et de vent, dont elle s’écartait peu à peu, et que voilait l’épaisseur grandissante des futaies. Mais je refuse au peuple le droit d’exercer une telle coercition, soit de lui-même, soit par son gouvernement : ce pouvoir de coercition est illégitime. En conséquence, les opinions des hommes sur ce qui est louable ou blâmable sont affectées par toutes les causes diverses qui influent sur leurs désirs à propos de la conduite des autres, causes aussi nombreuses que celles qui déterminent leurs désirs sur tout autre sujet. L’effort fiscal tend dès lors à se concentrer sur la classe ou les structures productives moyennes. Elle eût dominé la morale de l’âme close ; elle n’eût pas encore atteint ou plutôt créé celle de l’âme ouverte. Les exportations frémissent et le mouvement devrait s’amplifier. la matière et la vie qui remplissent le monde sont aussi bien en nous ; les forces qui travaillent en toutes choses, nous les sentons en nous ; quelle que soit l’essence intime de ce qui est et de ce qui se fait, nous en sommes. Or, si le développement de la notion de causalité, entendue au sens de liaison nécessaire, conduit à la conception spinoziste ou cartésienne de la nature, inversement tout rapport de détermination nécessaire établi entre des phénomènes successifs doit provenir de ce qu’on aperçoit sous une forme confuse, derrière ces phénomènes hétérogènes, un mécanisme mathématique. Il peut y avoir et il y a des imperfections compatibles avec les conditions de l’existence des individus et de la perpétuité des espèces. Mais il doit être d’une application facile, car on constate que les professionnels de l’esprit, dès qu’ils entendent prononcer une phrase, cherchent si l’on n’obtiendrait pas encore un sens en la renversant, par exemple en mettant le sujet à la place du régime et le régime à la place du sujet. C’est l’honneur de nos sociétés de fixer des règles et des limites pour éviter l’exploitation des citoyens les plus vulnérables. Il n’existe pas de certitude absolue, mais il y en a assez pour les besoins de la vie. Une conférence est organisée sur le sujet, le 9 avril prochain à Rome, entre les autorités italiennes et françaises (AAMS et Arjel). Il procède diversement dans les deux cas, mais il aboutit au même résultat. Cette opinion n’est plus aujourd’hui soutenable. Enfin, il y aura tôt ou tard, le plus tard possible d’ailleurs, un retournement de cycle.

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