Jean-Thomas Trojani : Le succès du livret A ? Du gaspillage !

Malgré sa tendance antianarchique, l’école théologique s’est montrée, de nos jours, radicalement impuissante à empêcher l’essor des opinions subversives, qui, après s’être développées surtout pendant sa principale restauration, sont souvent propagées par elle, pour de frivoles calculs dynastiques. Il faudra un certain temps avant de savoir si des amendes importantes sur les sociétés, principalement payés par leurs actionnaires, contribuent à garantir l’honnêteté du système. Les grands groupes sont très bien implantés : Orange et son Orange Money ou Safaricom et son service M-Pesa facilitent les transferts d’argent internationaux [notamment des migrants, estimés à 400 milliards de dollars par an, ndlr] ; le Groupe Athos développe son projet de plateforme numérique de compétences au Sénégal ; Quant à Microsoft, SAP, Mastercard, Maroc Télécom, IBM, Alcatel-Lucent, Huwei, etc. D’un autre côté, l’on a souvent conseillé de s’attacher aux méthodes les plus générales, comme à celles qui sont en même temps les plus fécondes. Dans le triangle de la politique hexagonale, les électeurs risquent d’avoir l’impression de tourner en rond si le seul duel qu’on leur propose est de refaire le match de 2012. Or la productivité est l’un des principaux moteurs de la croissance de long terme. Tout me devient indifférent. Non, la France ne peut avoir pour projet le développement d’un modèle reposant sur des travailleurs jetables et sous-payés, comme le proposent le Medef, le Premier ministre et des économistes qui rêvent de revenir au 19e siècle. La définition du secret des affaires est à la fois objective et compréhensive. Rendez-les à la vie sauvage, elles perdront promptement les traits dont la domesticité les avait revêtues comme d’une livrée. Avec l’élargissement des déséquilibres extérieurs, chaque phase de ce cycle devient plus douloureuse. Faut-il pour autant interdire les recherches et l’exploitation industrielle de ces technologies et, ce faisant, tirer un trait sur une puissante vague d’innovations et sur notre croissance future? La question à comprendre ici est double. Un accroc dont les effets sont déjà perceptibles sur la trajectoire prise par les exportations : la progression est devenue plus heurtée, moins dynamique pour descendre à 3% en début d’année. Quand je parle de la philosophie de Claude Bernard, je ne fais pas allusion à cette métaphysique de la vie qu’on a cru trouver dans ses écrits et qui était peut-être assez loin de sa pensée. À la réflexion, nous trouvions que nous avions eu autrefois une perception analogue, qui présentait quelques traits communs avec l’expérience actuelle. Car enfin, si la nature s’est trompée en faisant de l’intérêt personnel le grand ressort des sociétés humaines (et son erreur est évidente, dès qu’il est admis que les intéréts sont fatalement antagoniques), comment ne s’aperçoivent-ils pas que le mal est irrémédiable ? Mais il n’y avait là, probablement, que des idées importées toutes faites de l’étranger : on sait à quel point l’Égypte avait toujours été préoccupée du sort de l’homme après la mort, et l’on se rappelle le témoignage d’Hérodote, d’après lequel la Déméter des mystères éleusiniens et le Dionysos de l’orphisme auraient été des transformations d’Isis et d’Osiris. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « Ceux qui cultivent la même vertu s’aiment ; ceux qui exercent le même métier se jalousent ». Pour que l’action soit toujours éclairée, il faut que l’intelligence y soit toujours présente ; mais l’intelligence, pour accompagner ainsi la mar­che de l’activité et en assurer la direction, doit commencer par en adopter le rythme. Ce n’est pas le maître d’école qui doit être le vrai éducateur et le guide du peuple. Dans la première hypothèse, les troubles de la mémoire occasionnés par une lésion cérébrale viendraient de ce que les souvenirs occupaient la région lésée et ont été détruits avec elle. Or, chez l’animal, l’invention n’est jamais qu’une variation sur le thème de la routine. Pour 2014, la croissance n’atteindra pas 1 %, bien en-dessous des niveaux de croissance de 2 à 3 % qui permettraient à la majorité des entreprises de constater une reprise.

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