Pierre-Alain Chambaz

Il n’en est pas moins vrai que la métaphysique aura accompli dans son domaine la réforme que la physique moderne a faite dans le sien. Le parti nationaliste, produit par l’affaire Dreyfus comme un champignon vénéneux par la forêt de Bondy, peut donc continuer à gueuler, mais sur place ; il doit marquer le pas. Enfin, l’Europe fait face à un déficit de gouvernance sévère. A ce triste constat, s’ajoutent les multiples liquidations dans le plus grand silence de petites structures qui ne salariaient que quelques employés. Bien sûr, la croissance annuelle de la Chine reste relativement élevée, au-dessus de 7%. Ce que nous voyons d’un objet placé sous nos yeux, ce que nous entendons d’une phrase prononcée à notre oreille, est peu de chose, en effet, à côté de ce que notre mémoire y ajoute. Ceux qui en font usage sont remarquables par leur caractère décidé, la décision devenant très-faible avec une pareille règle intellectuelle. Mais, dans le « règne des libertés », le bon ordre vient de ce que, précisément, il n’y a aucun ordre imposé d’avance, aucun arrangement préconçu ; de là, à partir du point où s’arrête la morale positive, la plus grande diversité possible dans les actions, la plus grande variété même dans les idéaux poursuivis. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »L’action, quelle qu’elle soit, modifie ce qui est au nom de ce qui n’est pas encore. Puisqu’elle ne peut s’accomplir sans briser l’ordre ancien, c’est une révolution permanente ». On exprime la même loi en disant que la répétition d’un acte le rend de plus en plus facile ; devenir plus facile, c’est exiger, pour se réaliser, une moindre somme de causalité extérieure. En 2012, l’Union européenne a certes exporté vers les pays du Sud et de l’Est méditerranéen pour 167,98 milliards d’euros, et importé de cette zone pour 121,13 milliards. L’idée de la finalité des causes, comme l’idée du hasard, revient sans cesse, aussi bien dans la conversation familière que dans les discours des philosophes et des savants : et l’on en sent l’étroite connexité, l’on est amené à en faire le rapprochement, lors même que l’on ne s’en rend pas un compte rigoureux. Et, développant cette thèse avec cette hauteur et cette sérénité d’esprit qui lui étaient propres, il la résumait dans une formule métaphysique que nous n’avons point oubliée : « celui-là est une cause. Ceci laisse augurer bien des difficultés pour tracer la frontière entre les activités éligibles au CIR et celles éligibles au CII. Comme il n’y aurait pas d’actif en contrepartie, ce serait à fonds perdus et donc une augmentation de la dette nette Cette augmentation de la dette nette serait échelonnée au gré de l’échéancier des obligations émises par le FESF, et son montant dépendrait du pourcentage de défaut de la Grèce. C’était le savant et profond auteur de l’Essai sur la métaphysique d’Aristote. Le « plan Juncker » de relance de l’investissement peut, par un usage stratégique de fonds publics limités, catalyser 315 milliards d’Euros de ressources et ainsi engager une modernisation du financement des économies européennes. La critique est plus évoluée, plus intellectualisante, mais en réalité bien plus odieuse. Se faire «uberiser», c’est « se réveiller soudainement en découvrant que son activité historique a disparu». Du reste, on n’ignore pas que les gouvernants civils ou militaires n’eurent alors qu’une préoccupation : empêcher à tout prix cet héroïsme potentiel de se traduire par des actes ; ils redoutaient visiblement d’avoir à payer, plus tard, les services qu’auraient rendus les déshérités. Le taux de chômage US qui s’envolerait pour se maintenir au-delà de 7% pendant de nombreuses années. Le réel devient encore une fois l’éternel, avec cette seule différence que c’est l’éternité des Lois en lesquelles les phénomènes se résolvent, au lieu d’être l’éternité des Idées qui leur servent de modèle. Et l’intervalle de la quantité à la qualité ne pourrait-il pas alors être diminué par des considérations de tension, comme par celles d’extension la distance de l’étendu à l’inétendu ? Premier point : la France a connu une des périodes les plus prospères de son histoire entre 1871 et 1914, période où elle avait un des régimes parlementaires les plus instables du monde. Comment comprendre qu’aujourd’hui que les crédits soient votés par le Parlement alors que les annulations (successives) ne font l’objet ni de débat ni de vote? Il est vrai qu’il faudrait commencer par distinguer, par opposer même l’une à l’autre, deux espèces d’ordre que l’on confond d’ordinaire ensemble. Le chômage s’envole de 30% en trois ans. Elle ne peut opérer que sur ce qui est censé se répéter, c’est-à-dire sur ce qui est soustrait, par hypothèse, à l’action de la durée.

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